EU Court: France and Luxembourg cannot apply a reduced rate of VAT to the supply of electronic books, in contrast with paper books. What does this mean for Amazon?

Source: Court of Justice of the European Union, PRESS RELEASE No 30/15

Luxembourg, 5 March 2015
Judgments in Cases C-479/13 and C-502/13
Commission v France and Commission v Luxembourg

Unofficial document for media use, not binding on the Court of Justice.
The full text of the judgments (C-479/13 & C-502/13) is published on the CURIA website on the day of delivery.


France and Luxembourg cannot apply a reduced rate of VAT to the supply of electronic books, in contrast with paper books



In France and in Luxembourg, the supply of electronic books is subject to a reduced rate of VAT. Accordingly, since 1 January 2012, France has applied a VAT rate of 5.5% and Luxembourg a rate of 3% to the supply of electronic books.

The digital or electronic books at issue include books supplied, for consideration, by download or web streaming (‘streaming’), from a website so that they can be viewed on a computer, a smartphone, electronic book readers or other reading system.

The Commission has asked the Court to declare that, by applying a reduced rate of VAT to the supply of electronic books, France and Luxembourg have failed to fulfil their obligations under the VAT Directive.1

In today’s judgments, the Court upholds the Commission’s action for failure to fulfil obligations.

The Court points out, first of all, that a reduced rate of VAT can apply only to supplies of goods and services covered by Annex III to the VAT Directive. That annex refers in particular to the ‘supply of books ... on all physical means of support’. The Court concludes that the reduced rate of VAT is applicable to a transaction consisting of the supply of a book found on a physical medium. While admittedly, in order to be able to read an electronic book, physical support (such as a computer) is required, such support is not included in the supply of electronic books, meaning that Annex III does not include the supply of such books within its scope.

Moreover, the Court finds that the VAT Directive excludes any possibility of a reduced VAT rate being applied to ‘electronically supplied services’. The Court holds that the supply of electronic books is such a service. The Court rejects the argument that the supply of electronic books constitutes a supply of goods (and not a supply of services). Only the physical support enabling an electronic book to be read could qualify as ‘tangible property’ but such support is not part of the supply of electronic books.

The Commission also criticises Luxembourg for applying a super-reduced VAT rate of 3%, even though the VAT Directive prohibits, in principle, VAT rates lower than 5 %. The Court recalls that, according to the VAT Directive, a Member State may apply reduced VAT rates lower than 5%, provided that, among other things, the reduced rates are in accordance with EU legislation. Since the Court held earlier that the application of a reduced rate of VAT to the supply of electronic books does not comply with the VAT Directive, the requirement that it comply with EU legislation is not met with the result that Luxembourg cannot apply a super-reduced VAT rate of 3% to the supply of electronic books.

The judgments delivered by the Court today do not prevent Member States from introducing a reduced rate of VAT for books on physical support, such as paper books.

NOTE: An action for failure to fulfill obligations directed against a Member State which has failed to comply with its obligations under European Union law may be brought by the Commission or by another Member State. If the Court of Justice finds that there has been a failure to fulfill obligations, the Member State concerned must comply with the Court’s judgment without delay.
Where the Commission considers that the Member State has not complied with the judgment, it may bring a further action seeking financial penalties. However, if measures transposing a directive have not been notified to the Commission, the Court of Justice can, on a proposal from the Commission, impose penalties at the stage of the initial judgment.
--
1 Council Directive 2006/112/EC of 28 November 2006 on the common system of value added tax (OJ 2006 L 347, p. 1).



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REACTIONS:



Paris, le 5 mars 2015

N° 221-446

Livre numérique : arrêt rendu par la Cour de justice de l'Union européenne sur l'application du taux réduit de TVA


Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics, Fleur PELLERIN, ministre de la Culture et de la Communication, Harlem DESIR, secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes, Christian ECKERT, secrétaire d'Etat chargé du Budget, et Axelle LEMAIRE, secrétaire d'Etat chargée du Numérique, prennent acte de l'arrêt rendu ce jour par la Cour de justice de l'Union européenne sur l'application du taux réduit de TVA au livre numérique.

Adopté par la loi de finances 2011, le taux réduit de TVA vise à assurer l’égalité de traitement fiscal des livres, ainsi que l’innovation dans la diffusion des savoirs et de la culture. La Cour de justice a estimé que l'état actuel du droit de l'Union européenne ne permettait pas l'application de ce taux réduit au livre.

Suite aux conclusions du Conseil européen du 25 octobre 2013 qui a souhaité que : "dans le contexte du réexamen de la législation en matière de TVA auquel elle procède actuellement, la Commission se penche également sur des questions propres à l'économie numérique telles que la différenciation des taux d'imposition applicables aux produits numériques et aux produits physiques", la France appelle la Commission européenne à faire le plus rapidement possible des propositions dans le cadre de la stratégie pour le marché unique numérique pour introduire dans le droit européen un principe de neutralité permettant l’application du taux réduit pour tous les livres, quel que soit leur support. Cette demande a déjà été exprimée par plusieurs Etats membres et le Parlement européen a pris à plusieurs reprises position en ce sens.



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Communiqué (05.03.2015)

Le Luxembourg prend acte de l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne en matière de la taxation des livres électroniques

Le gouvernement prend acte de l’arrêt du 5 mars 2015 (affaire C-502/13) de la Cour de justice de l’Union européenne, qui condamne le Luxembourg et la France pour non-respect de la réglementation communautaire en matière de taxation des livres électroniques.

Le Luxembourg, tout comme la France, avait décidé de soumettre les livres électroniques au même taux de TVA que celui applicable aux livres sur support papier. En effet, tout comme le livre «traditionnel», le livre électronique est un bien fondamentalement culturel et éducatif dont la commercialisation mérite d’être encouragée. Un grand nombre d’États membres appliquent à la vente de livres un taux réduit de TVA, afin d’encourager les citoyens à la lecture et de promouvoir le livre en tant que vecteur de transmission du savoir, de la connaissance et de la culture. Le support du livre, qu’il soit électronique ou en papier, ne change rien à sa valeur culturelle et éducative. Dès lors, le Luxembourg part du principe, que le consommateur doit pouvoir acheter un livre au même taux de TVA, que ce soit en ligne ou en magasin.

En effet, le livre électronique permet une diffusion souvent moins coûteuse et plus écologique, ainsi qu’une accessibilité plus grande pour les consommateurs, tout en garantissant aux auteurs et créateurs la même rémunération de leur propriété intellectuelle sur leur œuvre.

En alignant le taux de TVA applicable aux livres électroniques à celui applicable aux livres sur support papier, le Luxembourg a marqué son soutien à l’innovation via les nouvelles technologies, tout en réitérant sa politique de promotion de la culture et du savoir via la lecture.

Vu l’arrêt d’aujourd’hui, le Grand-Duché se conformera en retirant la circulaire directoriale sur la taxation des livres électroniques. Cette décision n’a de conséquences que pour les résidents luxembourgeois, puisque depuis le 1er janvier 2015 le taux de TVA du pays de résidence du client doit être appliqué aux services fournis par voie électronique, dont les livres électroniques font partie selon la Cour de justice de l’Union européenne.


Le Luxembourg continuera à défendre au niveau communautaire le principe de la neutralité technologique en matière fiscale – et plus particulièrement l’alignement des taux de TVA entre livres numériques et livres physiques- et à plaider en faveur de la nécessité d’adapter le cadre règlementaire européen à l’état d’avancement technologique.



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